Que mangent les poules : ration du jour, céréales, calcium et aliments à éviter
Les poules mangent avant tout un aliment complet pour pondeuses, complété par des céréales à picorer, du calcium en libre-service, de l’eau propre et de la verdure. Il faut compter autour de 120 à 150 g d’aliment par poule et par jour, en évitant chocolat, avocat, café et aliments moisis.
La base de la ration : un aliment complet pour pondeuses
La base de l’alimentation d’une poule pondeuse est un aliment complet, présenté en farine, en miettes ou en granulés. Il réunit des céréales (maïs, blé, orge), des protéines végétales (soja, pois, tournesol), des minéraux et des vitamines. Un aliment de ponte affiche autour de 16 à 18 % de protéines, ce qui répond aux besoins d’une poule qui pond régulièrement.
Le granulé présente un avantage très concret : la poule ne peut pas trier. Avec une farine ou un mélange de graines, elle picore ses morceaux préférés et laisse le reste, de sorte que la ration réellement consommée n’est plus équilibrée. Pour choisir parmi les références disponibles, le rayon des aliments pour poules pondeuses permet de comparer les formules.
Parmi les fiches du catalogue, le muesli bio Agrarzone pour poules pondeuses, en sac de 20 kg, est présenté par son fabricant comme un mélange équilibré de graines, de vitamines et de minéraux, issu de l’agriculture biologique et sans OGM. Il illustre une formule déjà composée, à distribuer comme base de la journée.
Un mélange de céréales seul ou des restes de table seuls créent des carences. Les céréales sont pauvres en calcium et en sodium, et le phosphore du maïs est peu assimilable. L’aliment complet reste donc le socle, tout le reste vient en complément.
Quelle quantité par poule et par jour
Pour une poule adulte, la quantité tourne autour de 120 à 150 g d’aliment par jour. Ce chiffre varie selon le gabarit : une race légère mange moins qu’une grande race, et une Pékin mange moins qu’une Brahma. Il est donc plus fiable d’observer le lot que de peser chaque repas à la lettre.
La saison joue aussi. Les poules mangent un peu moins en été et davantage en hiver, quand le corps dépense de l’énergie pour se maintenir au chaud. Pour ajuster la distribution au fil des mois froids, le guide pour adapter la ration en hiver détaille les réflexes utiles.
Côté rythme, une à deux distributions par jour suffisent pour une adulte, ou bien un distributeur à volonté. Quand la ration est servie en deux fois, il vaut mieux la répartir entre le matin et le soir. Nourrir seulement le soir est déconseillé, car les poules démarrent la journée à jeun.
Quelques repères simples pour la mangeoire :
- une mangeoire à l’abri de la pluie, pour que l’aliment reste sec ;
- une protection contre les nuisibles, qui sont attirés par les restes ;
- un nettoyage régulier, pour éviter les moisissures.
Les céréales : un complément, pas la base
Blé, maïs cassé et mélanges de graines se donnent en complément de l’aliment complet, jamais à la place. Le plus pratique est de les jeter au sol : la poule retrouve alors son comportement naturel de grattage et de picorage, ce qui l’occupe et limite l’ennui dans le poulailler.
Plusieurs fiches du catalogue entrent dans cette catégorie. Le maïs cassé jaune GiDeli, en sac de 10 kg pour volailles et pigeons, est décrit comme une source d’énergie à base de glucides facilement digestibles et de graisses végétales. Le blé fourrager Petigi, en sac de 20 kg, est présenté comme une céréale riche en vitamines B et E. Le mélange Riga pour poules, en sac de 4 kg, associe graines et céréales naturelles, sans colorant ni conservateurs selon son fabricant.
Pour parcourir les options de ce type, le rayon maïs pour poules regroupe les références proposées. Une règle simple s’applique à toutes : les céréales restent un extra, et la part d’aliment complet ne doit pas être sacrifiée au profit des grains que les poules préfèrent.
Le calcium : coquilles d’huîtres en libre-service
Le calcium sert à fabriquer la coquille de l’œuf. Cette coquille se forme la nuit, ce qui explique l’appétit calcique que montrent les poules en fin de journée. Les coquilles d’huîtres broyées se proposent en libre-service, dans un récipient à part, afin que chaque poule se serve selon ses besoins plutôt que de subir un apport imposé.
La fiche des coquilles d’huîtres MGI Développement, en sachet de 900 g pour volailles, indique des coquilles broyées riches en calcium (36 à 38 %), utilisables en agriculture biologique, fabriquées en France et destinées à soutenir les besoins calciques des pondeuses. Des coquilles d’œufs broyées peuvent aussi être données en complément.
Pour comparer les conditionnements et les formats, le rayon grit et coquilles d’huîtres rassemble ces compléments minéraux au même endroit. Le récipient doit rester propre et à l’abri de l’humidité, comme la mangeoire.
Le grit : à quoi sert-il vraiment
Le grit désigne de petits graviers insolubles, stockés dans le gésier. La poule n’a pas de dents : ce sont ces graviers qui broient les graines et permettent de les digérer. Sans eux, une partie de la nourriture est moins bien valorisée.
Le grit est utile surtout aux poules qui ne grattent pas un sol caillouteux. Dans un parcours où la terre contient naturellement des petits cailloux, les poules s’en procurent seules. Dans un enclos en sol nu et meuble, ou sur un sol enherbé sans cailloux, un apport en libre-service devient pertinent.
Dans le catalogue, la pierre de grit minérale Quiko, en format de 900 g pour volailles, est présentée comme favorisant le comportement naturel de picorage, apportant des oligo-éléments et servant à l’entretien du bec. Elle est fabriquée à partir d’animaux marins fossiles et de plantes calcifiées.
Le grit et le calcium n’ont pas le même rôle : l’un aide à broyer, l’autre nourrit la coquille. Les deux se proposent dans des récipients séparés.
L’eau, la verdure et les petits extras
L’eau doit être propre, fraîche, renouvelée et toujours disponible. Une poule boit environ un dixième de son poids par jour, et davantage par forte chaleur. Les abreuvoirs se nettoient régulièrement, car une eau souillée décourage la poule de boire, et la baisse de ponte suit vite.
La verdure complète la ration avec de l’herbe courte, du trèfle, du pissenlit, ou de la salade quand il n’y a pas de pré. Les insectes et les vers que les poules trouvent en grattant apportent un supplément de protéines. Les épluchures et les fruits se donnent en petites quantités, sans jamais remplacer l’aliment complet.
La variété compte : éviter la monotonie aide à maintenir l’appétit, à condition de ne pas bouleverser la ration d’un jour à l’autre.
Les aliments à proscrire ou à limiter
Certains aliments n’ont rien à faire dans la gamelle d’une poule. Sont à proscrire :
- le chocolat, l’avocat et le café ;
- les aliments salés ou sucrés ;
- la viande crue ;
- les aliments moisis ou périmés.
D’autres aliments se limitent plutôt qu’ils ne s’interdisent : les pommes de terre crues, les oignons et les agrumes. Mieux vaut les écarter de la ration régulière, ou n’en donner que de petites quantités et rarement.
Les restes de table posent un problème particulier. Entre le sel, le sucre et les préparations grasses, ils déséquilibrent la ration, et ils peuvent aussi attirer les nuisibles. Les poules apprécient les épluchures de légumes crus bien plus que les plats cuisinés, ce qui les rend nettement plus adaptés.
Poussins, poulettes et changements de ration
Les jeunes ont des besoins différents de ceux des pondeuses. Poussins et poulettes reçoivent un aliment adapté à leur âge, d’abord un aliment de démarrage, puis un aliment de croissance. Le passage aux céréales ne se fait pas brutalement : un jeune dont la ration repose sur les grains manque de ce que l’aliment adapté lui apportait.
Le même principe vaut pour les adultes : les changements brutaux d’alimentation sont à éviter. Quand une nouvelle référence remplace l’ancienne, mieux vaut introduire la nouvelle progressivement, en mélangeant les deux, pour laisser le temps aux poules de s’habituer.
En résumé de la ration du jour : un aliment complet en base, des céréales jetées au sol en complément, du calcium et du grit à part en libre-service, de l’eau propre en permanence et de la verdure en appoint. Ce schéma couvre l’essentiel des besoins d’un lot de poules pondeuses.
| Élément | Rôle | Présentation | Quantité ou fréquence |
|---|---|---|---|
| Aliment complet pondeuses | Base de la ration, autour de 16 à 18 % de protéines | Farine, miettes ou granulés | Autour de 120 à 150 g par poule et par jour |
| Céréales | Complément et picorage | Blé, maïs cassé, mélanges de graines, jetés au sol | En complément de l’aliment complet |
| Coquilles d’huîtres | Calcium pour la coquille de l’œuf | Coquilles broyées, récipient à part | Libre-service |
| Grit | Broyage des graines dans le gésier | Petits graviers insolubles | Libre-service, utile sans sol caillouteux |
| Eau | Hydratation | Propre, fraîche, renouvelée | Toujours disponible, environ un dixième du poids par jour |
Les produits cités dans ce guide
Riga mélange poules 4 kg : graines et céréales naturelles
MGI Développement coquilles d’huîtres 900 g pour volailles
Quiko pierre de grit minérale 900 g pour volailles
Petigi blé fourrager 20 kg pour poules et volailles
Agrarzone muesli bio pour poules pondeuses, sac 20 kg
GiDeli maïs cassé jaune 10 kg pour volailles et pigeons
Questions fréquentes
Combien mange une poule par jour ?
Une poule adulte mange autour de 120 à 150 g d’aliment par jour. Une race légère consomme moins qu’une grande race, une Pékin moins qu’une Brahma. La quantité baisse un peu en été et augmente en hiver.
Que donner à manger aux poules en plus de l’aliment complet ?
En complément, les poules reçoivent des céréales jetées au sol, de la verdure comme l’herbe courte, le trèfle ou le pissenlit, ainsi que des épluchures et des fruits en petites quantités. Le calcium et le grit se proposent à part, en libre-service.
Une poule a-t-elle besoin de grit ?
Le grit, de petits graviers insolubles stockés dans le gésier, broie les graines puisque la poule n’a pas de dents. Il est utile surtout aux poules qui ne grattent pas un sol caillouteux. Il se donne en libre-service.
Quels aliments sont dangereux pour les poules ?
Sont à proscrire le chocolat, l’avocat, le café, les aliments salés ou sucrés, la viande crue et les aliments moisis ou périmés. Les pommes de terre crues, les oignons et les agrumes sont à limiter.






